Hubert Pascal, photographe, peintre et poète

Préambule

 

Comment sont-elles, les femmes que vous aimez ?

Ressemblent-elles à celles qui sont affichées sur les murs du métro ?

À celles qui envahissent les journaux féminins... et masculins ?

Ressemblent-elles à ces jolies jeunes filles maigres et tristes ou à ces dames siliconées aux lèvres humides, qui défilent dans les clips à la mode ou pour les grands couturiers ?

Suffit-il pour représenter la "maternité" de photographier une adolescente avec un coussin sous son T-shirt, ou avec un bébé dans les bras ?

Ces images glacées pour papier, nous sont imposées et prétendent à force de se ressembler, nous priver de la liberté de choisir.

Je n'aime pas qu'on décide à ma place. Je ne suis sûrement pas le seul. 

Moi, celles que j'aime, manifestement, ne rentrent pas dans ces rêves sans saveur.

Il semblerait qu'une poignée de gens, s'octroie le droit de décider de façon très docte et très péremptoire de ce qu'est la beauté. Leur vision me semble tellement étroite, tellement superficielle, tellement éloignée de l'essence même de l'être humain, qu'un jour j'ai eu le désir impérieux de dire à mes enfants, filles et garçon :

"Ne croyez pas ce qu'on vous montre, ça c'est du vent, du bidon !

C'est triste comme de l'amour sans sentiment. Ça rend malheureux ces bêtises !

Une femme, un être humain, un être féminin, c'est bien différent !"

Alors voilà, j'ai voulu témoigner à ma façon. Témoigner gentiment d'une autre vie.

Une vraie vie, une qui n'est pas lisse comme une pub pour antirides.

Une vie avec dedans des vrais morceaux de sentiments, de bonheurs, de tristesses, et plein d'autres parfums... sans arômes artificiels.

Si j'étais créateur de mode, je n'aurai pas l'envie de m'adresser à une agence de mannequins. J'embaucherai les femmes qui me séduisent, quelque soit leur âge, leur taille, leur poids, leurs mensurations.

De tout mon éventuel talent, j'essaierais de m'effacer derrière la beauté d'un être humain. De m'y adapter, de la comprendre.

Certains "artistes" disent quelquefois qu'ils veulent sublimer le corps de la femme. Je trouve ça drôle, et prétentieux.

 

Ce que je sais moi, c'est qu'elles toutes belles, et que, souvent elles en doutent.

 

Je ne suis pas un artiste possédé par la sublimation de son art.

Je ne suis pas non plus un créateur de mode.

C'est pourquoi, faute de mieux et le plus simplement possible, dans cet ouvrage, je me contente d'être à l'écoute, photographe et poète.

 

                                                                           HP

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